Hester Van Wijngarden
Hester Van Wijngarden
Une femme qui peint Quand des ténèbres naissait la
lumière, on commençait à percevoir la matière. Si le
monde est un chaos, j'aimerais le rendre habitable. Si le
monde est ordonné, j'aimerais le bousculer. Hester Van
Wijngaarden se présente elle-même non pas comme peintre,
ni comme artiste, mais comme une femme qui peint,
expression reflétant deux dimensions de vie qui la
nourrissent. Après deux ans d'Histoire de l'Art à Leiden
(Hollande), Hester est acceptée à l'Académie des
Beaux-Arts à Utrecht en 1982. Mais la vie l'amène à
s'installer en France peu de temps après dans le Gers, et
c'est dans ce nouveau foyer qu'elle se met en route vers
ce qu'est sa peinture aujourd'hui. Elle va s'orienter
vers une peinture figurative et dès sa première
exposition à Auch à l'âge de 25 ans, elle commence à
vendre ses œuvres. Hester Van Wijngaarden peint des
portraits, des paysages, quelques animaux. Mais c'est en
ce lieu, le Gers, impressionnée par la vision de scènes
de tauromachie, que le taureau s'impose à elle en tant
que sujet. Il lui permet de trouver les coups de pinceau
correspondant à une force vitale qui réside en elle et
cherche à s'exprimer. Répondant à cette démarche purement
instinctive, sa peinture grandit. Littéralement, le
format devient grand. Son travail s'affirme: plus
technique, sa peinture se dégage du flou, le geste
devient plus confiant et les traits plus définis. La bête
est là, immense et présente. Ce qui caractérise également
sa peinture, c'est une palette de couleur très sobre.
Elle joue avec le noir, le blanc, le gris... quelques
couleurs de terre, ocres... des ombres. Malgré la force
des sujets, la touche, intuitive, reste fine et très
maîtrisée. Maintenant, Hester privilégie encore les
sujets qui viennent à elle. Le taureau est toujours là,
il a été rejoint par l'éléphant et le cheval.