katarina leuter
Katarina Leutert
C’est un monde d’écorces bleues et de branchages vrillés.
C’est un sous-bois traversé d’infimes craquements dont
les échos ont la magie des tambours de pluie. Les
sculptures de Katharina Leutert ont quelque chose à voir
avec les grandes énigmes sylvestres. Ailes polychromes,
ramures courbes… Tout ça, bien sûr, réveille en nous des
souvenirs anciens, la sensualité des matières ployées.
Bref, l’art de Katharina Leutert, fragment d’une
esthétique très « boisée », précise pour chacun d’entre
nous le poids et la mesure du monde. Guetteurs
mélancoliques, certains penseront aux premières
cosmogonies forestières ; d’autres verront là un
recyclage écologiquement correct, un brin « arte povera
». Mais reste une question… Comment diable réussit-on à
faire d’une simple bûche un totem ? Comment parvient-elle
à transformer, dans un bruissement de plume, le bois mort
en poème ?